Burkina Faso : Un mois du patrimoine pour un développement durable et la sauvegarde de l’héritage culturel
Le 17 avril 2026, à Ouahigouya, le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a lancé la 4ᵉ édition du Mois du patrimoine burkinabè, événement marquant l’engagement du Burkina Faso en faveur de la sauvegarde et de la valorisation de son patrimoine culturel. Le thème « Patrimoine et diversité culturelle : engagement, rôles et responsabilités des acteurs » a souligné l’importance de cette action collective, sous l’impulsion du Président Ibrahim Traoré. Ce mois est l’occasion de réaffirmer l’importance du patrimoine culturel comme fondement de l’identité nationale et levier de développement durable.
Dans son discours, le Président du Faso a souligné que le patrimoine culturel n’est pas seulement un bien à préserver, mais aussi un atout pour la cohésion sociale et le développement du pays. Le Chef de l’État a rappelé que cet héritage est le socle de l’unité nationale, et qu’il doit servir de boussole pour les générations futures. Il a également précisé que la ville de Ouahigouya, choisie pour abriter cette édition, symbolise cette volonté de valoriser le patrimoine dans toutes ses dimensions, tout en insistant sur le fait que modernité et tradition peuvent coexister harmonieusement.
Un aspect central de cette initiative est la transmission des savoirs ancestraux. Ainsi, le Gouvernement met en place des ateliers de formation, visant à promouvoir les métiers liés au patrimoine et à offrir des perspectives d’emploi aux jeunes. L’accent est mis sur l’importance des « Trésors humains vivants », ces dépositaires des savoir-faire traditionnels, investis comme ambassadeurs du patrimoine. Leur rôle est primordial pour préserver et transmettre ces connaissances, qui sont une part essentielle de la culture burkinabè.
À travers cette édition, le gouvernement du Président Ibrahim Traoré réaffirme sa volonté de faire de la culture un vecteur stratégique pour le développement endogène et durable du Burkina Faso. Il appelle l’ensemble des acteurs, des autorités publiques aux citoyens, à participer activement à ce combat pour la préservation de l’héritage culturel, considéré comme un élément fondamental de la souveraineté et du vivre-ensemble. Ce mois du patrimoine représente donc une opportunité pour chaque Burkinabè de se réapproprier son histoire et de contribuer au rayonnement culturel du pays sur la scène internationale.
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Abdoul Karim
